Focus sur l’équipe des P’tis Bouchons : une équipe en constante réflexion pour promouvoir la sécurité affective du tout petit

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Quelles qualités sont nécessaires selon vous pour accueillir les bébés à la crèche ?

Les bébés ne s’expriment pas aussi j’attends des professionnelles de mon équipe qu’elles soient accueillantes et à l’écoute des familles et des enfants.

Les familles qui arrivent à la crèche doivent se sentir accueillies. Pour cela les professionnelles anticipent et préparent cette arrivée en matérialisant un espace qui leur sera dédié par exemple, en favorisant l’échange avec notre guide ma petite histoire

De quoi ont besoin les bébés pour se sentir sécurisés ?

L’enfant a besoin de se sentir rassuré en arrivant dans un nouveau lieu. Il a besoin d’y trouver des repères et une figure d’attachement.

Nous mettons en place des repères d’environnement, de personnes et nous nous adaptons au rythme de chaque enfant.

Le bébé va comparer les différentes journées non sur la base de la durée mais à partir de repères spatiaux et sensoriels comme les lieux, les personnes, les objets.

Nous mettons donc en place activités, des repas, des temps de repos aux mêmes heures afin que la redondance d’informations permette à l’enfant de se sentir sécurisé.

Comment faites-vous face aux pleurs des enfants ?

Les pleurs expriment un besoin ils doivent donc être accueillis par mon équipe et être compris.

Je demande à mon équipe de trouver un moyen de consoler l’enfant en les prenant dans les bras et en leur faisant un câlin.

Elles connaissent très bien les enfants accueillis ce qui leur permet de faire le bon choix pour apaiser les pleurs.

Nous requestionnons nos pratiques en équipes dans des réunions de réflexion pluridisciplinaires en nous rappelant que rien n’est acquis et que nous devons (ré) adapter sans cesse nos pratiques pour le bien-être des enfants.

Quels conseils pouvez-vous donner à des jeunes parents pour favoriser la sécurité affective ?

Je conseillerai aux parents de ritualiser le quotidien de l’enfant, car c’est la familiarité, la redondance des informations qui compte pour que l’enfant soit sécure. Il peut ainsi vérifier ses repères et ses attentes et en inférant la suite des événements.

Par exemple lui donner son bain chaque jour vers la même heure, dans les mêmes conditions avant le repas et une petite histoire partagée.