Le sommeil

Le sommeil est un besoin physiologique. Ce repos permet un bon développement physique et cérébral. Les bébés ont un sommeil très différent de celui de l’adulte.

 

En tant que parent, il est nécessaire d’en connaître les caractéristiques afin de ne pas s’inquiéter inutilement et de mettre en place les gestes quotidiens adéquats pour endormir son bébé dans les meilleures conditions possibles.

 

Neurosciences :

 

Les études comportementales et en neuro-imagerie révèlent combien le sommeil favorise les apprentissages et les processus de consolidation de la mémoire. Les régions cérébrales actives en phase d’éveil, au cours d’un apprentissage ou d’une expérience vécue, le sont à nouveau au cours du sommeil qui suit, favorisant leur inscription en mémoire à long terme.

 

Le manque de sommeil entraine des répercussions sur les fonctions cognitives de l’enfant. Si, depuis toujours, nous savons combien l’enfant a besoin de repos pour se ressourcer, il nous apparait aujourd’hui clairement que l’enfant profite de ce temps de sommeil pour développer ses connections neuronales.

 

Il est important d’accorder à la qualité du sommeil des enfants de l’importance et de mettre en place des aménagements et des accompagnements afin qu’ils puissent profiter de ce temps de ressource.

 

Le sommeil du tout-petit

 

Le nouveau-né dort en moyenne entre 17 à 20h par jour. Ces cycles durent environ 50 minutes. Parfois, 2 ou 3 cycles se succèdent et le bébé sommeille 3 à 4 heures. Il ne fait pas encore la différence entre le jour et la nuit. 

 

Entre 3 et 6 mois, le besoin de sommeil se réduit (14 à 15h) et les bébés commencent à enchainer 5 à 6h de sommeil.

 

Entre 6 et 12 mois, l’enfant vit « l’angoisse de séparation » (étape de développement normale plus ou moins marquée chez les enfants). Ceci influence le sommeil notamment à l’endormissement. Pendant quelques mois, il aura besoin d’être rassuré par la voix, ou câliné.

 

De 12 à 18 mois, les bébés font une à deux siestes dans la journée. Vers 2 ans le rythme et la structure du sommeil chez l’enfant se rapproche de ceux de l’adulte.

 

Les rituels :

 

Au moment du coucher, l’enfant est partagé dans son désir d’autonomie et ses besoins d’indépendance. Il cherche à « vouloir faire tout seul ». A l’heure du coucher, des pleurs surviennent, l’enfant a peur du noir et d’être seul dans sa chambre.

 

Les petits rituels avant le coucher sont en général très appréciés des petits, aussi bien pour la sieste que pour le coucher du soir. Les rituels d’endormissement se matérialisent par la présence sécurisante d’objets transitionnels (sucettes, doudous, gigoteuse personnelle, tee-shirt de maman, …), par des gestes (ranger le jouet utilisé, chercher son doudou, sa tétine, dire au revoir, …), des sons entendus (chansons douces, bruitages, sons blancs) ou encore des mélopées que l’enfant chantonne, qui le rassurent et le calment

 

Chanter une chanson, raconter une histoire, le verre d’eau, déposer un baiser sur le doudou… La fonction première de ces rituels d’endormissement est de sécuriser l’enfant afin de mieux l’accompagner au moment de la séparation. Ce besoin de sécurisation diffère énormément d’un enfant à l’autre. Pour certains, il suffira de donner la tétine ou le doudou, tandis que d’autres enfants demandent un rituel beaucoup plus élaboré.

 

Les rituels introduisent une notion de temporalité. En effet, les rituels doivent toujours se dérouler dans le même ordre pour donner des indicateurs fiables à l’enfant. L’enfant identifie ainsi que tel geste ou telle activité le rapproche du moment de la séparation. 

 

Mais s’ils sont essentiels, il n’en demeure pas moins des repères rassurants qui ne doivent pas se multiplier sans fin.

 

Que faire s’il ne veut pas dormir :

 

  • Discuter calmement avec lui de l’importance d’être en forme pour lui, et pour vous.
  • Faire en sorte que sa chambre soit un espace où il se sente bien, où il joue pendant la journée
  • Le lit ne doit pas être utilisé comme un lieu de punition. L’enfant pourrait associer le sommeil à la punition.
  • Ecoutez ses angoisses, rassurez-le. N’hésitez pas à mettre une veilleuse dans sa chambre.

 

Conseils

 

  • Le lit ne doit pas contenir de jouets, pas de coussin ni de couverture afin de prévenir tout risque de mort subite du nourrisson.
  • Respecter le rythme de chaque enfant car il n’existe pas de modèle prédéfini et une variabilité assez grande entre les enfants.
  • Dans la mesure du possible, ne pas réveiller un enfant qui dort afin de ne pas perturber l’enregistrement de ses apprentissages au niveau cérébral.
  • Ne pas se précipiter sur un enfant qui pleure en se réveillant car il peut être simplement entre deux phases de sommeil.
  • Essayer autant que possible de maintenir une régularité dans les heures de repas et de jeux.
  • Privilégier les endroits lumineux pour les repas et les jeux, et la pénombre pendant les phases de repos, afin d’améliorer la synchronisation des rythmes
  • Respectez les siestes
  • Ne pas réveiller un enfant qui dort, il est le meilleur juge pour se ressourcer D’autre part le moment du sommeil est un temps précieux pendant lequel les apprentissages fait tout au long de la journée sont « encodés » par le cerveau. Il s’agit donc d’un temps indispensable à l’acquisition de nouvelles connaissances
  • Soyez calme, patient et ferme

 

Nos équipes sont formées pour cela, vous pouvez leur demander des conseils si vous en ressentez le besoin.

 

Bibliographie pour enfants

  • Chacun dans son lit. P.Bougeault. Ed école des loisirs.
  • Bonsoir lune. M. Wise Brown. Ed Harper & Row.
  • Tu ne dors pas petit ours ? B. Firth & M. Waddell. Ed les lutins. L’école des loiisrs
  • La nuit on dors. J. Asbée. Ed pastel.
  • Au dodo. T.Bedouet. Ed Milan
  • Allez au nid. J ; Witek. Ed la martinière.
  • Scritch sractch dip clapote ! Kitty Crowther Ed Pastel
  • Bonne nuit, petit gorille Peggy Rathmann  Ed Mango jeunesse
  • Du bruit sous le lit  Mathis. – Ed Thierry Magnier
  • Encore un bisou! Amy Hest auteur, Anita Jeram illustrateur Ed Albin Michel