Les crèches s’engagent avec un orphelinat au Burkina-Faso

Nos équipes en crèches Île-de-France se sont mobilisées autour d’un beau projet : apporter leur aide aux enfants de l’orphelinat « Le Nid » situé à Bobo-Dioulasso au Burkina-Faso. Après avoir passé quelques jours sur place, nous en avons profité pour leur poser plusieurs questions. Retour sur cette magnifique chaîne humaine qui a permis à se projet de naître et apporter à ces enfants un peu de bonheur.

 

Pouvez-vous nous présenter le projet en quelques mots ?

 

L’idée de ce projet vient du responsable de secteur, Eric Ferreira. Il avait pour objectif de fédérer son équipe autour du développement d’un projet humanitaire. C’est par le biais de certaines de nos connaissances que nous avons souhaité œuvrer auprès de l’orphelinat « Le Nid » situé au Burkina Faso. Nous souhaitions concrétiser notre action en réalisant une collecte de dons auprès des familles des crèches du réseau et l’acheminer à l’orphelinat. Nos partenaires Wesco, Centex, Lys Rouge, Gibert Joseph et G3 Concept ont généreusement participé à cette collecte courant décembre 2018. Les entreprises France Express et Leroux nous ont permis d’acheminer gratuitement les dons jusqu’à Bobo Dioulasso début janvier.

C’est grâce à l’implication, l’investissement et la ténacité de l’ensemble de l’équipe du secteur Ile-de-France (responsables d’établissements, équipes de terrain, psychologue et Eric Ferreira) que l’on a pu aboutir à ce projet. Communication auprès des familles, collecte des denrées, tri, emballage et acheminement du matériel reçu ont mobilisé toutes ces forces vives. Evidemment ce projet n’aurait pas pu voir le jour sans le soutien moral et financier de Crèche Attitude qui continue de le faire vivre par son accompagnement et son vif intérêt.

 

Quels sont les résultats à ce stade ?

 

Au total, ce ne sont pas moins de 1700 kg de marchandises qui ont été collectés et acheminés, répartis dans près de 400 cartons.

 

 

Pour quelles raisons êtes-vous parties sur place ?

 

Dans un premier temps, nous souhaitions nous rendre sur place afin de rencontrer Daniel et Fatoumata, les directeurs de l’orphelinat avec qui nous étions en communication dès les prémices de notre projet. Par ailleurs, il nous semblait indispensable d’effectuer le déplacement afin de montrer notre implication et notre engagement, nous imprégner du mode de vie des Burkinabés, de leur culture et adapter au mieux notre intervention au sein de l’orphelinat.

Enfin, nous espérions être présentes lors de l’arrivée des dons afin d’accompagner et d’aider à leur réception.

 

Avez-vous vécu un choc de culture important ?

 

Absolument, outre le choc thermique, nous avons vécu un vrai choc culturel Il s’agissait d’une première expérience en Afrique pour chacune d’entre nous. Nous ne savions pas à quoi nous attendre. Ce voyage fut donc une réelle découverte. Nous avons pu, durant les quelques jours passés aux côtés des Burkinabés, apercevoir leur façon de vivre, leur optimisme à toute épreuve. Daniel et Fatoumata sont des exemples de dévouement et de persévérance.

 

Comment le projet se poursuivra-t-il ?

 

Nous avons à cœur de poursuivre notre action. Tout d’abord, auprès « du Nid », de Daniel et Fatoumata pour les accompagner dans la réalisation de leurs projets : la construction d’un complexe scolaire ainsi que la création d’une crèche, demandée par le gouvernement du pays.

Conscientes que nous aurons besoin de moyens financiers et humains afin de rassembler toutes les énergies et les idées possibles, nous devrons faire vivre notre association « Humanyteam » puis créer une fondation.

 

Quel moment vous a le plus marqué pendant votre séjour ?

 

Notre séjour a été émaillé de moments plus riches les uns que les autres : notre première rencontre avec les enfants à l’orphelinat et notre dernier après-midi où enfants, nourrices et directrice nous ont accompagnées dans un moment festif de danse et de musique : un vrai partage !

 

Bravo à Eric Ferreira, Catherine Morgand, Emilie Vitue, Marion Debray , Mathilde Ciron ainsi qu’à tous les partenaires pour leur soutien.