Permettre le jeu c’est avant tout permettre la relation

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Les enfants nous enseignent quotidiennement le goût du risque. En effet, ce qui résonne en eux n’est pas forcément ce que l’on pense transmettre, cela nous échappe, il ne s’agit pas de montrer à l’enfant ce qu’il doit être mais de lui offrir des vues à partir desquelles il inventera sa propre vue… vaste programme et lourde responsabilité.

 

Comme l’a dit Winnicott « le jeu n’est pas qu’un contenu mais aussi un contenant »

Winnicott DW, jeu et réalité, l’espace potentiel (1975) Folio 2004

 

Aussi permettre le jeu c’est avant tout  permettre la relation.

 

Le jeu émerge dans une proposition d’adulte, dans l’organisation du temps et de l’espace, et le professionnel doit être attentif à sa posture pour que ses propositions restent centrées sur les besoins de l’enfant et qu’il soit vecteur de liens sociaux. Il s’agit donc d’être précautionneux  et de travailler ses propres représentations, de permettre le jeu… avec tout ce que cela peut représenter à l’heure actuelle dans la diversité des structures accueillantes et les horizons hétéroclites offerts par les professionnels .

 

« Permettre le jeu » cela semble aller de soi et pourtant bien souvent cela nécessite un accompagnement et une posture spécifiques de l’adulte.

 

Avant toute chose il est primordial de revenir aux besoins fondamentaux de l’enfant pour cerner ce qui est en jeu pour lui.

 

Le jeu permet de construire des liens avec l’adulte ; il est important qu’il puisse s’exprimer sous toute ses formes du « jeu libre » à l’activité dirigée pour qu’au gré de ses acquisitions l’enfant puisse trouver ce dont il a besoin précisément.

 

L’expérimentation, la répétition, le tâtonnement, font partie intégrante du jeu ; l’adulte fait également partie intégrante du jeu, même dans le cadre du jeu libre, de l’activité ludique gratuite et sans fin précise.

 

En effet, c’est parce que l’adulte impulse, accompagne, encadre tout type de jeu que celui-ci est possible pour l’enfant, car même si l’enfant joue spontanément, ce jeu ne peut avoir lieu que dans un cadre sécuritaire pour lui tant au niveau physique qu’affectif.

 

Pour l’adulte, le professionnel tout est en jeu dans la préparation et la réflexion en amont. De la spontanéité à l’activité très organisée, le professionnel doit être disponible, disposé et dans l’envie. Il va réfléchir un cadre d’interventions et d’intentions pour l’enfant et pour lui dans le sens où il a besoin d’être assuré et rassurant en sachant comment et pourquoi on met telle activité en place. Il a besoin de donner du sens à ses actions du quotidien.